Les questions à deux balles de la semaine
Une Ivy League légitime ?
Gentiment dit, Harvard s'est
fait remonter les bretelles par Villanova. Yale est sous le feu des projecteurs suite à sa
remontada historique contre Youngstown State. Deux destins qui contrastent
fortement. Harvard semblait l’équipe à abattre en Ivy. Ultra-dominante des deux
côtés du ballon, c’est surtout l’aisance de leur jeu qui sautait aux yeux. En
face, Yale semblait la seule équipe à pouvoir leur faire de l’ombre malgré un
rendu visuel moins engageant. Le match-up fut sans appel : Yale avait du
répondant. La saison parfaite étant compliqué, on pouvait s’imaginer un Harvard
la patte trainante, laissant filer le match qu’il ne fallait pas mais se
ressaisissant pour la rencontre couperet face à Villanova. Mais que nenni. Ils ne
donnaient absolument pas l’impression d’une équipe faite pour l’évènement.
Si on regarde le résultat, Yale a semblé continué sur sa lancée, en gagnant, certes du plus petit avantage, mais face à la 5ème équipe de la MVFC, dont le QB Beau BRUNGARD est en lice pour un Payton Award qui ne serait pas volé. De l'autre côté de la pièce, le come-back avait un parfum surréaliste, où quelques acteurs se sont transcendés le temps d’une mi-temps et où le malheureux vaincu a semblé perdre pied. La première partie d’après-midi était loin d’être rassurante pour les Bulldogs. Est-ce que l’Ivy League a sa place ne playoffs ? Bien sûr. Toute les conférences n’ont pas le même niveau mais sont quand même représentées. Ont-ils une quelconque légitimité ? A en croire le résultat, oui. A une analyse plus approfondie… Sans dévaloriser la performance mais en jouant la moitié d'une rencontre tout en regardant la réussite de l'adversaire s'envoler, est-ce Yale qui a remporté ce match ou est-ce Youngstown qui l'a laissé s'échapper ? Nuançons : ce n’est qu’une première pour ces équipes d'Ivy League qui ont toujours joué dans un microcosme mais qui ont de la fierté (voir de l’arrogance) à revendre. Participer aux playoffs et se faire passer pour des peintres, ça m’étonnerait que ça soit un plan sur le long terme. La conférence et ses équipes ont beaucoup d'argent, plus qu'une équipe moyenne d'FCS. Ils ont aussi des exigences académiques strictes mais d'autres équipes, dont des équipes d'FBS, les ont également et ça ne les empêche pas d'être compétitives à ce niveau là. Que l'activité sur le portail des transferts des équipes d'Ivy s’embrase dans les années à venir n’aurait rien d’étonnant. Même en voyant le verre à moitié vide, les équipes d'Ivy ont leur place comme n'importe qu'elles autres équipes auto-qualifiées. Est-ce que deux équipes étaient de trop ? Peut-être mais personne n'imaginait ce scénario. Est-ce que la réussite de Yale est plus matérialiste que purement sportive ? Certes les Penguins ont déjoué et manqué de réussite mais Yale a su rebondir et profiter du momentum, et ça fait partie du sport. Est-ce quelque chose qui se reproduira ? La semaine prochaine nous donner plus d'indices. Mais pour les raisons évoquées, c'est clairement une possibilité. En tant que première expérience, c'est une réussite et il y a une marge de progression. Un calendrier extra-conférence plus long pour l'Ivy ? Ca peut etre une autre piste. Car ils ne peuvent pas non plus se permettre de rester sur ces lauriers s'ils veulent signifier quelque chose en FCS.
Si on regarde le résultat, Yale a semblé continué sur sa lancée, en gagnant, certes du plus petit avantage, mais face à la 5ème équipe de la MVFC, dont le QB Beau BRUNGARD est en lice pour un Payton Award qui ne serait pas volé. De l'autre côté de la pièce, le come-back avait un parfum surréaliste, où quelques acteurs se sont transcendés le temps d’une mi-temps et où le malheureux vaincu a semblé perdre pied. La première partie d’après-midi était loin d’être rassurante pour les Bulldogs. Est-ce que l’Ivy League a sa place ne playoffs ? Bien sûr. Toute les conférences n’ont pas le même niveau mais sont quand même représentées. Ont-ils une quelconque légitimité ? A en croire le résultat, oui. A une analyse plus approfondie… Sans dévaloriser la performance mais en jouant la moitié d'une rencontre tout en regardant la réussite de l'adversaire s'envoler, est-ce Yale qui a remporté ce match ou est-ce Youngstown qui l'a laissé s'échapper ? Nuançons : ce n’est qu’une première pour ces équipes d'Ivy League qui ont toujours joué dans un microcosme mais qui ont de la fierté (voir de l’arrogance) à revendre. Participer aux playoffs et se faire passer pour des peintres, ça m’étonnerait que ça soit un plan sur le long terme. La conférence et ses équipes ont beaucoup d'argent, plus qu'une équipe moyenne d'FCS. Ils ont aussi des exigences académiques strictes mais d'autres équipes, dont des équipes d'FBS, les ont également et ça ne les empêche pas d'être compétitives à ce niveau là. Que l'activité sur le portail des transferts des équipes d'Ivy s’embrase dans les années à venir n’aurait rien d’étonnant. Même en voyant le verre à moitié vide, les équipes d'Ivy ont leur place comme n'importe qu'elles autres équipes auto-qualifiées. Est-ce que deux équipes étaient de trop ? Peut-être mais personne n'imaginait ce scénario. Est-ce que la réussite de Yale est plus matérialiste que purement sportive ? Certes les Penguins ont déjoué et manqué de réussite mais Yale a su rebondir et profiter du momentum, et ça fait partie du sport. Est-ce quelque chose qui se reproduira ? La semaine prochaine nous donner plus d'indices. Mais pour les raisons évoquées, c'est clairement une possibilité. En tant que première expérience, c'est une réussite et il y a une marge de progression. Un calendrier extra-conférence plus long pour l'Ivy ? Ca peut etre une autre piste. Car ils ne peuvent pas non plus se permettre de rester sur ces lauriers s'ils veulent signifier quelque chose en FCS.
Quel scpectacle pour ce premier tours ?
5 équipes seedées sur 8 ont gagné : Abilene Christian, Rhode Island, South Dakota, South Dakota State, Villanova.
Ce qui veut dire que Tennessee Tech, SE Louisiana et Youngstown State n'ont pas répondu à leur statut.
En contre partie, North Dakota, Illinois State et Yale l'ont remporté sans être seedé. On peut donc partir du principe que ces équipes ont réussi un upset. Dans les faits, est-ce qu'on imaginait réellement ces équipes inférieures à leur opposants ?
En contre partie, North Dakota, Illinois State et Yale l'ont remporté sans être seedé. On peut donc partir du principe que ces équipes ont réussi un upset. Dans les faits, est-ce qu'on imaginait réellement ces équipes inférieures à leur opposants ?
1er constat : toutes les équipes de MVFC ont remporté leur rencontre. Sauf Youngstown State, de très peu, qui était quand même 5ème de sa conférence.
Ce qui amène au second constat, en dehors des équipes de MVFC, toutes les équipes qui étaient au delà de la 2ème place en conférence ont perdu. Non sans bravour mais sans suspense. En Ivy League, déjà le second, Harvard, était hors sujet.
Est-ce que le seeding était juste ? C'est toujours compliqué car au visuel, en intra-conférence, Harvard semblait irrésistible et, surtout, supérieur à Yale, champion. Comment ne pas les sélectionner ? Même les champions de certaines conférences semblent à des années lumières des cadors. Qu'est-ce que SE Louisiana, malgré une excellente saison, venait réellement faire dans ce bourbier ? Pourquoi deux équipes d'Ivy ? J'ai l'impression que chaque année, sur l'autel du "on ne sait jamais !" ou du "on ne peut pas dire tant qu'on a pas testé !" (qui a déjà mené bien des projets à leur perte), on se convainc qu'un Lamar ou un New Hampshire aura un rôle à jouer face à Montana State. Oui, sur un match, il y a une météorite qui peut tomber sur le QB adverse et là, haha, rien n'est joué ma petite dame ! Mais est-ce que ça a du sens ? Quand bien même, a-t-on envie de voir ce genre de 2ème tour ?
Plus généralement, combien de match ont réellement été interessant sur les 8 joués ? Yale-YSU et NDU-TTU... ACU-Lamar, peut-être ? Le reste fut au mieux sympathique mais généralement anecdotique, pliés dès la mi-temps.
Que les champions de conférence puissent participer, c'est une question de respect : tu es la reine du bal de promo et tu reste chez toi pour l'after party ? Ces équipes méritent leur part de projections et de pouvoir tester leur évolution en grandeur nature. Comme Yale l'a fait et avec succès, pour un match halletant ! Mais a-t-on réellement besoin de voir des 3ème de conférence en playoffs ? Que faire alors des North Dakota, SDSU, UC Davis et autre ? Réduire les places en playoffs ? 16 équipes : 11 automatiquement qualifiées et 5 at-large ?Des matchs de barrage ?
En rendant les PO plus serrées, tu les rends plus compétitives et, de facto, plus atrayantes.
Mais qui a envie d'aller voir Illinois State poutré SE Louisiana alors que c'est rivalry week en FBS ?
Qui est le grand gagnant de ce premier tour ?
Jeff JACKSON, le commissaire de la Missouri Valley Football Conference. La MVFC, c'est un peu la SEC de la FBS : un poids financier, médiatique et sportif tellement conséquent qu'il emporte le reste du championnat avec lui. Toutes les équipes de MVFC ont gagné, seedées ou non-seedées, et la seule qui a du rendre les armes l'a fait dans le match le plus médiatique de la semaine (Youngstown State). Que demander de plus ? Quelle autre preuve de la super-puissance de cette conférence sur le reste de la ligue ? Encore une fois, les playoffs leur appartiennent. Mais ne le savait-on pas déjà quand on voit 6 équipes sélectionnées par le comité... au final à juste titre ?

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