Le Wrap-Up de la saison 2025 en FCS : 10 choses à retenir


Une nouvelle année de terminée ! Heureusement qu'il y a les transferts, le recrutement et le coaching carousel pour ne pas déprimer. Mais le blues arrive. En attendant, pour surfer sur la nostalgie du moment et à tête reposer (mais encore remplie de football), petit tour d'horizon, en 10 points, de la saison 2025-26 de FCS !

1. Le parcours d'Illinois State

Si quelqu'un avait imaginé ce destin au Redbirds. Saison régulière mitigée (8-4 overall, 5-3 en MVFC), battus par les forts, au rendez-vous contre les faibles, leur meilleur fait d'armes reste la victoire contre South Dakota (21-13) ou éventuellement contre South Dakota State, alors en perdition totale (35-21) (voir plus bas). Ils se font engloutir par North Dakota State (33-16), malmené par Youngstown State (40-35) et ridiculiser par les Salukis de Southern Illinois (37-7). Leur sélection "at-large" en playoff était questionnable, jouissant du prestige de leur conférence, la Missouri Valley, considérée comme la plus ardue du tableau. De par le jeu du seedage, quelque peu douteux, ils se retrouvent chez les Southeastern Louisiana Lions pour le premier tour. Et c'est là que l'odyssée vers Nashville commence. 
Une première victoire 21-3 contre les Lions, moins simple qu'il n'y parait mais sans discussion. 
Ils partent au Fargodome, forteresse imprenable où le Bison de NDSU gagnent à 26 reprises consécutives, pour réaliser l'exploit de l'année : battre le numéro 1 (ennemi, équipe, favori, classé) dans un comeback incroyable en seconde mi-temps, sur une tentative à deux points à quelques instants de la fin du match, pour la plus petite victoire possible : 29-28. 
Le monde de la FCS en reste abasourdi et tous les rêves redeviennent possibles pour l'ensemble des équipes en lisse. Mais il reste quelques obstacles et toujours sur la route. UC Davis ? Check : 42-31, la meilleure équipe n'était pas à prouver. Villanova ? Check : une correction 30-14. Ils accèdent à la finale, reproduiront à très peux de chose près l'exploit du Fargodome, revenant dans un match compliqué et oppressant. 
Très peux de chose près : 1 point, un PAT raté. Mais quel parcours ! C'est la première fois qu'une équipe en FCS réussi 4 victoires sur la route en playoffs. La défaite a un gout de triomphe pour les fans et les observateurs. Pas pour les joueurs, inconsolables.

Photo : Illinois State Athletics


2. L'Ivy League back to business

L'Ivy League aura fait sa première apparition en post-season depuis 1945. Le berceau historique du gridiron football se frotte enfin au reste du monde. Et connaissant les égos concernés, je doute qu'ils viennent faire du déco-patch. La hype autour de leur arrivée a résonné toute la saison, mais est-ce qu'on ne les avait pas vu trop beaux ? Harvard aura fait une saison régulière incroyable, dominant de la tête et des épaules le reste de  l'Ivy, aussi bien en attaque (16è) qu'en défense (12è), QB Jaden CRAIG lançant pour 2869 yards, 61,5% de réussite, 27TD/7INT et aura tapé dans l'oeil des observateurs en vue de la draft. Mais arriver en dernière semaine de compétition, ils chuteront brutalement face à l'autre grosse équipe de la conférence, leur ennemi préféré, Yale, dans un The Game intense et faisant fonction de finale officieuse. De leur côté, les Bulldogs font une très bonne saison également en Ivy, trébuchant dans ce qui semble être un accident à Dartmouth (17-16) et se faisant redresser à Lehigh, très en verve cette année, 31-13 (voir point n°3 de cette article). Le reste n'est que victoires pour les Bulldogs mais le CV et le rendu global (39è attaque, 36è défense) semblait plus léger que celui du Crimson. Ce qui complique l'analyse, c'est ce calendrier raccourci en Ivy League (10 matchs contre 12 pour le reste du championnat) et seulement trois matchs hors conférence, surtout qu'aucune des deux équipes n'a affronté des foudres (en dehors de Lehigh, c'est Holy Cross et Stonehill pour Yale, Holy Cross, Stetson, Merrimack pour Harvard). 
Les deux équipes sont finalement sélectionnées en playoffs, automatiquement pour l'une, l'autre "at-large", non seedées. Leur légitimité reste à prouver.
Résultat, Harvard reçoit une fessée pour un postère bien rouge chez Villanova (52-7). 
La première mi-temps des Dogs est similaire face à Youngstown State : 7-35. Mais dans un retournement de situation dont on est encore un peu abasourdi à l'heure d'aujourd'hui, Yale fini par venir à bout de son opposant, 43 à 42. C'est qu'ils ont un duo QB/RB qui cumule 4069 yards totaux sur l'année (en les personnes de Dante RENO et Josh PITSENBERGER). Face à Montana State, le futur champion, au second tour, ils s'inclineront 21-13. En réalité, c'est une véritable performance tant ils ont enquiquiné les Bobcats dans ce match, en les limitant à 21 points pour une équipe qui en met en moyenne 38 et perdant le contact seulement dans le dernier quart.
Vu que ce n'est qu'un début pour ces équipes, on peut espérer que le meilleur reste à venir. Et bien que le résultat est mi-figue, mi-raisin, avoir deux équipes en PO, dont une qui passe au second tour, sans avoir l'air ridicule face au champion, c'est finalement assez encourageant.

3. L'envole de Lehigh

Une équipe qui aura fait couler pas mal d'encre cette année. Et à raison : ils sont forts d'une saison régulière parfaite (12-0), ce qui implique qu'ils ont battu toutes les autres équipe de Patriot (8 équipes au total) aura fait un joli run en Ivy (le scalp des aïe-aïe de Columbia, des bon Penn et de Yale !). On rajoute à ça Sacred Heart (lol) et Duquesne, 2ème en NEC. Tout ça pour une équipe qui n'offre qu'un avantage financier très limité à leurs étudiants pour les embaucher dans leurs programmes sportifs, voir pas du tout. De fait, la Patriot est une conférence historique mais considéré comme inférieure, dans laquelle Lehigh est une équipe à succès, mais somme toute relatif au vue du potentiel niveau. En décembre 2022 arrive l'actuel coach, Kevin CAHILL, dans un contexte assez morose à Lehigh, les résultats récents étant moyen voir mauvais. Bilan depuis son arrivée : 7-5, 9-3, 12-0. Il apporte une mentalité neuve de travailleur au programme. Les résultats hors conférence, surtout contre l'Ivy , toute hypée elle-même (voir plus point du dessus), leur ont ouvert une voie royale en playoffs, seedé 5ème et recevant la très sérieuse équipe de Villanova au second round. Il y a d'ailleurs eu match, physique, étriqué et défensif, mais match. Ils s'inclineront 14 à 7. Rappelons que Nova ira battre à la sueur de son front les redoutables et redoutés Tarleton State et terminera son parcours en demi-finale dans un match compliqué face à Illinois State.
Cela vaudra le Eddie Robinson Award à CAHILL, tout mérité (article ici). RB Luke YODER est le 8è meilleur coureur du pays avec ses 1409 yards et 15 TD en 13 matchs. Ils sont la 4ème défense du pays et la deuxième à inscrire le plus de point.
En somme, la montée en puissance de Lehigh a été exponentielle et rapide au vue du contexte de l'université (hauts standards académiques) et de la conférence (scholarship limité).

Image : Patriot League


4. La chute de South Dakota State

Durant l'avant saison, les Jackrabbits étaient annoncés parmi le clan très fermé des favoris pour remporter le championnat cette année. Classé 2ème au ranking national jusqu'à la mi-saison, ils disposent des pourtant très compétitif Sacramento State (20-3), infligent aux futurs champions Montana State leur seul défaite de la saison en double prolongation (30-24) dans un des premiers grands matchs de la saison. Ils écartent de leur route Drake, Mercyhurst, Northern Iowa et Murray State, contre qui ils perdent leur QB1 Chase MASON. Ils sont dans les meilleurs équipes de la league des deux côtés de ballon. Leur défense fait peur.
Sans MASON, ils affrontent alors le rival éternel, North Dakota State, pour le Dakota Marker. Et c'est le chant du cygne : explosé 38-7, c'est leur première défaite à domicile depuis 33 matchs (4ème plus long record en FCS). Ils enchainent 3 autres défaites pour leur plus longues séries de défaites depuis 2011 (Indiana State, South Dakota, Illinois State). Les QBs remplaçant, en peine, ne sont pas les seuls fautifs, toutes l'équipe déraille : le jeu de course, déjà faible jusque là, devient rachitique, la défense est méconnaissable et semble aréactive. La victoire un peu surprise et sur le fil face à North Dakota leur permet de rester dans la discussion pour les sélectionnés "at-large" en PO (pas pour nous, voir article dédié). Mais médiatiquement et financièrement parlant, j'imagine qu'il était difficilement imaginable de se passer tout à fait d'eux. Le retour de MASON pour le premier round est un feu de paille : ils explose New Hampshire au premier tour, certes, mais évite de peu, grâce à deux touchdown tardifs, le ridicule face à Montana au second. Que s'est-il passé ? Une situation étrange. Car l'impacte du QB sur l'attaque, je ne vous apprends rien, mais sur la défense ? La faillite du coaching, frais de cettte année est profonde. Une telle équipe ne devrait pas en arriver là, pas de cette manière.

5. Une année d'U-P-S-E-T-S

4 équipes d'FCS ont battu des équipes d'FBS cette année :
Tarleton State (en UAC) aura battu Army (en AAC) sur un field goal de 37 yards en second overtime (voir plus bas, les matchs de l'année).

Les moribonds Bryant Bulldogs (CAA) auront remporté l'une de leur trois victoires de la saison face aux encore plus moribonds UMass Minutemen de MAC (0-12), sur le score de 27 à 26, grâce à un comeback dans le troisième temps réglementaire, malgré une interception tardive et sur un field goal dans les dernières secondes.

Une autre équipe de MAC s'est fait avoir par une équipe d'FCS, les Eastern Michigan Eagles, lorsqu'ils ont croisé la route des Long Island University Sharks en NEC (4-3, 6-6). Ca s'est terminé sur un score de 28 à 24. LIU n'aura pas volé sa victoire, malgré un field goal raté. Ils auront provoqué 6 arrêts défensifs, avaient déjà l'avance au score à la mi-temps et ont flingué le match sur un drive de 9 minutes 44 dans le dernier quart. Balaise.

Et une autre équipe d'UAC, Austin Peay, aura battu, comme il faut, les Middle Tennessee Blue Raiders en C-USA (2-6, 3-9), 34 à 14. C'est sans appel. 2TDs dans les aires, 2 au sol, 2 field goals. Une défense qui laisse 153 yards à MTU, 44 au sol.

Entre programmes d'FCS, on ne va pas refaire toute l'histoire mais on se souviendra des Indiana State Sycamores (1-7 en MVFC) qui battent des South Dakota State, diminués sans leur QB1 mais quand même : 24-12.
Yale qui surprend Youngstown State lors du premier round de la post-season, 43-42. Voir plus bas.
Illinois State Redbirds qui dépasse le Bison de North Dakota State lors du second round, 29-28. Voir plus bas.
Villanova qui renverse Tarleton State en quart de finale, 26 à 21, dans un match inattendu.
Ou encore les Monmouth Hawks qui se cassent la figure face aux Albany Great Danes, 31-24 et ratent les playoffs là-dessus.

Photo : Tarleton State Athletics

6. L'entrée fracassante de UTRGV

Une équipe faisait ses débuts au niveau FCS cette année, c'était les UTRGV (Université du Texas en Rio Grande Valley) Vaqueros. L'université de Texas-Pan American avait une équipe de football de 1927 à 1930 et de 1947 à 1950, les Edinburgs Broncs (pour Broncos), mais depuis, plus rien. En 2015, elle fusionne avec l'Université du Texas à Brownsville, et devient donc l'UTRGV. Ils débutent donc en 2025 sur le terrain, après 4 années de développement. HC Travis BUSH est engagé comme chef d'orchestre. Il était passé par Texas State, UTSA, Houston et des High School.
Ils démarrent l'exercice en trombe 4-0 mais jouant contre une équipe de DII (Sul Ross State) et deux de NAIA (Texas Wesleyan et Langston). Ils battent cependant Prairie View A&M (bien qu'on ne pouvait savoir le parcours qu'ils allaient faire à ce moment là). Ils perdront ensuite contre toutes les équipes seedées en playoffs qu'ils croiseront (SE Louisiana, Lamar, SFA) mais battront toutes les autres (dont Incarnated Words, Nicholls et East Texas A&M). Ils termineront l'année sur un 9-3 overall, 5-3 en conférence Southland, 18ème attaque et 19ème défense du pays ! 24ème à la passe et en réussite sur 3ème down, 22ème au TFLs, 21ème à la course et 3ème au jeu de turnovers, etc.,... Ils seront à un moment de la saison 15ème au ranking national. Bref, pour une grande première, c'est absolument formidable.

7. 2 Brawl of the Wild !

Montana State et Montana se sont rencontré pour la 124ème fois de leur histoire. C'était extrêmement rude et violent. La défense de Montana State a réussi à retenir assez longtemps le trio QB Kali'i AH YAT - RB Eli GILLMAN - WR/RB Michael WORTHAM pour que son attaque puisse faire la différence, malgré un retour tardif de Montana, pour un résultat de 31-28. Un Brawl of the Wild magnifique et il n'y a rien de mieux en FCS. 
Ah, si ! Deux Brawl of the Wild ! 
Pour la première fois depuis 1913, les deux équipes se sont affronté une seconde fois durant la même saison. Et c'était la première fois que ça se produisait lors des playoffs (qui n'ont été introduites que dans les années 1970, à 4). Nommé le SuperBrawl ou le Brawl 2.0, ce fut une demi-finale captivante, moins tendue que le premier Brawl, Montana State se détachant plus tôt dans le match. Il aura surtout été la démonstration ultime de Montana State, prouvant sa supériorité sur son voisin, muselant leur attaque. La tension était pourtant à son comble car le vainqueur partait, en favoris ultime, disputé la finale du championnat. C'est donc Montana State qui réalisera l'exploit sur le résultat de 48 à 23 et deviendra même champion.
On connait l'engouement de la fanbase dans cette région des Etats-Unis, entre les 4 Dakota et les 2 Montana, le volume d'audience peut être extrême pour le football. Les deux Montana se trouve à 224 km à vol d'oiseau l'un de l'autre, il faut 3-4h de voiture pour se rendre d'un stade à l'autre, ça fait 128 ans qu'ils se mettent sur la tronche, vous imaginez le niveau de rivalité. ESPN réalisera d'ailleurs une audience record pour un match inter-FCS : 2,8 millions de spectateurs (voir plus bas).

8. Une HBCU plus intense que jamais

Et ça commence surtout par les excellentes prestations des Prairie View A&M Panthers en SWAC Ouest. Sous la houlette du coach de première année Tremaine JACKSON et son regard perpétuellement figé entre les émotions blasé et fâché (le Curt CIGNETTI de l'HBCU), ils auront sauté, sans élan, un gap impressionnant :  6-6 et 5-7 les deux dernières saisons, 10-4 cette année. Ils remportent la SWAC mais échouent dans un Celebration Bowl de folie. Cameron PEETERS est presque inarrêtable avec ses 2779 yards, 21TD et 3INT mais aussi 500 yards au sol. La défense contre la passe est la meilleure de la ligue et la troisième overall, 7ème pour inscrire des points. Ils perdent par contre beaucoup trop de ballon (sur des fumbles surtout). Ils sont surtout très très fort et JACKSON a réussi à insuffler une philosophie de chasseur.
Jackson State Tigers et Alabama State Hornets restent parmis les 5 meilleures attaques de la ligue. Les premiers ont été extrêmement compétitif des deux côté du ballon, surtout à la course (3è) et contre la course, et auront remporté la SWAC Est. Leur dauphin, Alabama State, bien que pêchant en défense (surtout contre la course), auront réussi à tenir la tête haute face à UAB de FBS (AAC), 52-42. Et ne perdront que face à Jackson State, cette saison dans un des matchs de l'année (38-34). Leur QB1 Andrew BODY fait 8 matchs de dingue (1770 yards, 20TD pour seulement 1INT) et gagnera le HBCU Player of the Year (à lire ici). Il se blessera mais sera relevé par QB2 Te'Sean SMOOT avec brio, qui fait 1175 yards, 10TD, 1INT, ce qui est presque encore plus fou.
En MEAC, première année convaincante pour l'ancien vainqueur du SuperBowl DeSean JACKSON en tant que head coach chez Delaware State. La lutte qu'il aura offert à South Carolina State pour le titre aura été intrigante. Les Hornets sont premier du pays à la course (tu m'étonnes avec le coach) mais leur défense est encore à construire. S'ils arrivent à trouver les outils pour le faire, ils vont devenir très dangereux. SCSU a été une top 10 équipe à la passe grâce à son QB William ATKINS IV et reste une très bonne équipe dans le reste des secteurs, elle est surtout extrêmement bien coaché par le meneur d'hommes Chennis BERRY. 
Et, surtout, le Celebration Bowl reste l'un des tout tout meilleur match de l'année, ayant vu le sacre des Bulldogs de South Carolina State face aux Panthers de Prairie View, dans un des comeback de l'année, sur le score de 40-38 dans la 4ème prolongation.
Entre équipes qui continuent d'être au sommets, surprises et reconstructions, l'HBCU semble plus flamboyante que jamais.

Photo : Celebration Bowl Instagram

9. Les matchs de l'année

Illinois State Redbirds @ North Dakota State Bison 
(2ème tour des playoffs)
29 - 28
Tout a été déjà 100 fois et par bien meilleur que moi : un match incroyable, l'Upset, avec un gros U, de l'année, et même de la décennie en FCS. Un des tous grands tout court. La physionomie du match, sa physicalité, sa rudesse, la combativité et le mental des Redbirds. La chute, avec cet ultime touchdown, sublime, suivi de cette conversion à deux points mené d'une main de maître par un QB Tommy RITTENHOUSE en trance. La chute vertigineuse du Bison. La ligne défensive héroïque d'ISU. C'était fou, c'était beau.

South Carolina State Bulldogs vs Prairie View A&M Panthers 
(Celebration Bowl)
40 - 38 (4OT)
Quel match. Un véritable film hollywoodien. Du drame avec la blessure de QB ATKINS IV à la fin de la première mi-temps, de la surprise avec la relève flamboyante de QB2 STUBBLEFIELD, de la tension avec cette remontada juste dingue, du suspens avec 4 overtimes et de l'exaltation avec cet ultime scramble plaqué par les Dogs. C'était fou, c'était beau.

Tarleton State Texans @ Army Black Knights (FBS) 
(2ème semaine de saison régulière)
30 - 27 (2OT)
Le match sur les lèvres de tous en début d'année. Tarleton State, qui ne cache pas ses ambitieux vertigineuses, fait tombé une solide équipe d'Army, figure historique du college football et champion en titre de la AAC. Les Texans arrivent à égaliser et éteindre offensivement les Black Knights en 4ème période. S'en suit un rude échange de field goal en prolongation, finalement remporté par Tarleton, au meilleur moment, car les corps allaient finir par lâcher. Un match âpre et dur, où TSU a répondu physiquement à une équipe réputée dans ce domaine. Un performance historique. C'était fou, c'était beau.

South Dakota State Jackrabbits @ Montana State Bobcats 
(2ème semaine de saison régulière) 
30 - 24 (2OT)
Les n° 2 de SDSU affrontent les n°3 de MSU. L'attaque des lièvres contre la défense des lynxs. Ca a été très intense et défensif : 17 partout après une heure de football et un retour de fumble pour TD en 4ème quart des jaunes et bleues pour se sauver d'une défense écrasante. Les tribunes rentrent dans une frénésie incontrôlable. Les visages tuméfiés par l'effort et les coups, SDSU fini par mettre le touchdown de plus.
A l'époque, on a l'impression que ce match écrira la cartographie du reste de la saison. MSU n'y arrivera peut-être toujours pas, SDSU est ultra-favori. 
Quand on était jeune on disait : LOL.
Mais c'était fou, c'était beau. 

Yale Bulldogs @ Youngstown State Penguins
(1er tour des playoffs)
43 - 42
Pour sa première apparition en playoffs, Yale aura d'abord regarder comment faire pendant 30 minutes. Puis aura tenter le truc les 30 minutes restantes. Mené 35 à 7 à la mi-temps, ils auront été opportuniste puis auront réussi à stopper l'attaque des Penguins, tout en se référant à leur RB Josh PITSENBERGER qui claquera 209 yards et 3TD, presque la moitié de la production offensive de son équipe. Ils profitent d'une conversion à 2 points quand le fer est encore chaud pour glaner ce petit point d'avance au score finale et poussera Youngstown State au turnover on down pour sécuriser la victoire. On a cru qu'il y avait match, on y a plus cru et puis finalement il y eu quand même. Historique. C'était fou, c'était beau.

Mercer Bears @ Western Carolina Catamounts 
(11ème semaine de saison régulière)
49 - 47
Dans ce festival offensif, les deux attaques auront cumulés 1167 yards à elles deux. QB Taron DICKENS a balancé 551 yards, en 33/49, 7TD et une seule interception ! Dieux merci car seulement 48 yards à la course pour les Catamounts. Les Bears, eux, auront été équilibré mais QB Braden ATKINSON a probablement gagné son Jerry Rice Award (meilleur freshman de l'année, article ici) sur ce match (23/39, 443 yards, 3TD). Egalité au premier quart-temps, Western Carolina devant à la mi-temps. 39-27 pour Mercer en début de 4ème période. Les mauves repasseront devant de 1 point avant la fin, Mercer réussira le field goal de la gagne. Les Catamounts auront le ballon de la gagne, l'occasion de mettre un field goal... mais le rateront... Un match fou, mais beau.

BONUS !
Illinois State Redbirds vs Montana State Bobcats 
(Finale FCS) 
35 - 34
Par contre, là, vous m'aurez pas. 😄 Le compte-rendu de ce match DINGUE ici.
C'était fou, c'était beau.

10. Les records de cette année :
  • 4 : C'est le nombre de victoire sur la route des Illinois State Redbirds avant d'arriver en finale. C'est la première fois qu'une équipe arrive en finale en n'ayant joué qu'à l'extérieure et en étant, par extension, l'outsider.
  • 46 : C'est le nombre de passes réussies consécutivement par QB Taron DICKENS des Western Carolina Catamonts, le 04 octobre 2025 chez les Wofford Terriers dans une victoire 23-21. C'est un record en NCAA, tout court. Ca fait 17 passes de plus que le précédent record en FCS. Il termine ce match 53/56 -ce qui est énorme, 378 yards, 3TD. Si étonnant que ça pour un garçon qui finit sa saison à 3508 yards, 74,2%, 38TD et 2INT (9/1 !!) ? Il s'est retrouvé dans les trois finalistes pour le Walter Payton Awards (que Beau BRUNGARD a remporté). Il s'est évidemment inscrit sur le portail des transferts.
  • 30 : c'est le nombre d'apparition des Montana Grizzlies en playoffs ! Dont 2 sacres en 1995 et 2001. 7 de plus qu'Eastern Kentucky. Ils terminent l'année avec un 13-2 et chutent en demi-finale contre le champion et ennemi favori : Montana State.
  • 4698 : C'est le nombre de yards combiné par QB Beau BRUNGARD. Il a battu le record de nombre de yards à la passe et à la course sur une même saison en FCS : 3230 yards dans les aires et 1468 yards au sol. Seul deux autres QB dans l'histoire de la FCS avait dépassé 3000 yards aériens pour plus de 1000 yards ballon sous le bras, dans une même saison.
  • 2.8 millions : c'est le nombre de téléspectateurs devant leur téléviseur pour regarder la demi-finale opposant Montana Grizzlies - Montana State Bobcats sur ABC, chaîne linéaire. Un record d'audience en FCS, le précédent étant la finale 2019 entre James Madison et North Dakota State, remporté par ses derniers, 28-20. La preuve de l'attrait de plus en plus grandissant pour la FCS ? Ne nous leurrons pas tout à fait, le fanatisme des régionaux pour leur équipe aura gonflé les chiffres, je ne sais pas si un être vivant dans le montant, vaches comprises, n'étaient devant son écran.

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